anniversaireAlors là, on peut dire que c’est un truc de malade mental, mais ce blog a un an. Et ceci en est la cinquante-quatrième chronique. Ben oui, c’est bizarre, il faudrait que je me penche sur la question, il me semblait aussi que dans une année, il n’y avait que cinquante-deux semaines…

Oui oui, je vois ça, les plus studieux le notent d’emblée, dès le premier paragraphe l’emploi du vous disparaît au profit de celui du je. J’ai cédé à la pression. « Ce serait plus personnel… » m’a-t-on dit plusieurs fois. Alors que justement, il me semble que ma vie, on s’en balance. Donc soyez rassurés, ce changement pronominal ne m’empêchera pas de mentir. De bluffer, d’en rajouter, de raconter des cracks. Glissés entre deux vérités, bien sûr. Hé hé…

A moins que ce ne soit tout l’inverse : le vous me planquait, le je m’expose. Une prise de confiance en soi ? Une bouffée d’égocentrisme ? C’est mon péché mignon, que voulez-vous. Déjà au collège, je me présentais aux élections de délégués de classe non par altruisme, mais uniquement pour mesurer ma côte de popularité. C’est dire si je comprends bien ces gros fourbes de politiques…

Non mais dites-donc, changement de décor, changement de pronom, et puis quoi encore ? Manquerait plus que je me coupe les cheveux et méfiance, bientôt je réclamerai le droit de vote… C’est qu’il faudrait voir à fidéliser la clientèle, ma petite dame ! Tous ces lecteurs réguliers (qui ne sont pas ma mère) et qu’il a fallu glaner un à un, au fil des mots…  Attention à ne pas trop les brusquer, non plus ! C’est vite fait, un clic d’adieu !

D’ailleurs, à propos de clic, une fois n’est pas coutume, allez, après tout c’est mon anniversaire, je vous invite à cliquer sur l’originale initiative de Bertrand de Broc, vous savez, ce navigateur qui s’est recousu la langue tout seul sur son bateau lors d’une course en solitaire… ? Ça les copains, vous conviendrez qu’en matière de déglingos, c’est du lourd ! Eh bien pour le prochain Vendée Globe, vous pouvez tous devenir son sponsor et appliquer votre nom, ou celui de votre entreprise, sur la coque de son bateau ! Allez voir, c’est un chouette projet porté par des gens vraiment sympathiques.

Bon, et tant qu’on y est, hein, puisque vous êtes en train de glander sur internet, vous pouvez aussi lire mon avis sur les différentes représentations de la maternité sur le Plus du Nouvel Obs. Je suis sûre que ça va vous passionner. Oui Monsieur, carrément, le magazine en ligne du Nouvel Observateur. Tu comprends maintenant pourquoi mon ego est tout bouffi ?

N’empêche, un an de blog, et de 14 février à 14 février pile poil, en plus, pour moi c’est pas rien. Et date oblige, on n’est pas occidentaux pourris par la pub pour des prunes, allez lecteur, profites-en, je ne te le dirai pas deux fois : je t’aime.