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Et voilà.

Voilà, c’est fait. Ils sont rentrés, tous les trois dans leur nouvelle école, tous les trois seuls dans un océan de nouvelles têtes, tous les trois -ou presque- contents et curieux et fiers d’y être enfin, de découvrir, de partir à la conquête de nouveaux amis, de nouveaux savoir, d’un nouvel univers, à la conquête du monde, en quelque sorte.

On a appelé leur nom, ils sont entrés dans leur groupe et je les ai regardés entrer, avec leurs coups de soleil, dans des bâtiments qu’ils connaîtront bientôt par coeur.

Je ne suis pas restée prendre un café avec les parents d’élèves, d’abord parce que je n’aime pas le café, et puis parce que j’aurais eu du mal à parler avec ma boule coincée dans la gorge. Je suis allée me cacher dans ma voiture pour pleurer enfin tranquillement. Mes traditionnels pleurs de rentrée. Ben oui, j’ai des principes… Oh, pas longtemps, juste assez pour évacuer les angoisse que j’avais gardées pour ne pas leur refiler ! 

J’en ai profité pour pleurer sur les vacances, tellement belles cette année, et qu’on a pu faire durer jusqu’à la veille de la rentrée sur une plage paradisiaque comme seules peuvent l’être les plages finistériennes au soleil. Cette pensée m’a consolée d’elle-même, car je me suis dit que septembre pouvait offrir encore de belles soirées, encore des pique-niques sur la plage et encore des baignades en sortant de l’école, encore du sel sur la peau qu’on garderait jusqu’au lendemain, encore du sable sur les pieds qu’on apporterait dans son lit, pour s’endormir en pensant que les vacances, on est presque encore dedans…