facebook-drogueÇa fait une petite semaine, et je commence à ressentir sérieusement les effets du manque.

J’ai beau vérifier dix fois de suite mes mails, aucune lointaine connaissance ne m’envoie de photo Instagram de son petit dernier ou d’un coucher de soleil sur Bali. J’ai déjà loupé nombre d’anniversaires. Les articles que je lis sont ceux du grand public, et non des textes subversifs venus de blogs improbables, fournis par une TL choisie en fonction de mes centres d’intérêt. J’ai eu plein d’idées de statuts et de tweets hyper drôles, que je n’ai partagé qu’avec ma fille d’un an.

Voilà sept jours que j’ai quitté Facebook et Twitter sans préavis.

Je ne suis pourtant pas de ces puristes qui voient d’un œil méfiant toute technologie nouvelle. Je suis très loin de penser que les réseaux sociaux isolent plus qu’ils ne rassemblent, qu’ils exacerbent l’égocentrisme, ou qu’ils ne servent qu’à étaler sa vie privée indécemment aux yeux du monde. Que, truffés de pédophiles et d’appels au meurtre, ils sont le fléau suprême de la jeunesse.

Simplement, tout cela m’est très addictif. J’y baille un peu trop aux corneilles au lieu de bosser efficacement. J’ai besoin de décrocher ! Me mettre au vert, comme d’autres partent faire des breaks dans des monastères. C'est un challenge, je prouverai ma volonté. Je sais que c’est surmontable, je connais des gens qui n’ont jamais ouvert de compte. J’ai même un ami, une vraie personne, qui n’a pas de téléphone portable !

Alors c’est dit, je tiendrai le coup… au moins jusqu’à mon retour !