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J’adore les animaux.

Enfin, j’adore… J’aime bien les chiens, quoi. Et les chevaux aussi, ça fait joli dans les champs. Bien sûr, je n’ai rien contre quelques dauphins bondissant dans un coucher de soleil flamboyant. J’ai même eu des poules, et bien que l’expérience se soit mal terminée (surtout pour elles), j’avais fini par m’y faire.

En revanche, force est de constater que j’ai un problème avec les chats. Je ne suis pas raciste, hein, mais ils ont des us et coutumes tellement différents de ceux des humains que j’estime plus raisonnable qu’on garde nos distances…

Beaucoup de gens aiment les chats pour leur indépendance et leur grâce, pour leur capacité à ne pas se laisser dominer… C’est justement ce qui m’agace. Ce petit air supérieur, ils nous prennent vraiment pour des ploucs ! On dirait ces filles sur la piste de danse, en jean moulant taille 36, qui snobent les verres qu’on leur offre si ce n’est pas du Champagne, et regardent avec mépris leurs congénères (moi) qui dansent à l’égyptienne et finissent pieds nus avant minuit parce que leurs talons font trop mal. On est déjà plus dans la métaphore du gros chien pataud qui vous saute dessus avec ses grosses papattes pleines de boue. Surtout si vous lui proposez un mojito.

Pourtant, un jour, dans un moment de faiblesse, on m’a collé un petit chaton gris tout doux dans les mains en me faisant croire qu’il m’aimait déjà, et je me suis faite avoir comme une bleue. Vous voyez le cadeau du schtroumpf farceur, qui explose systématiquement, on se dit qu’au bout d’un moment, ses copains devraient avoir compris la blague, pourtant il y a toujours un couillon pour accepter le paquet.

Le chat a grandi, il a troqué son air mignon contre un air méprisant, il réclame de la pâtée en miaulant jusqu’à ce qu’on cède, et snobe les croquettes, il est assez gracile pour grimper en haut d’un yucca de cinq mètres, mais ne parvient à marcher que dans nos jambes et au même rythme que nous (je pense que les chats se retrouvent régulièrement dans des sortes de PMU pour chats, et ils parient sur le nombre d’humains qu’ils ont réussi à faire tomber en marchant dans leurs pieds).

En plus, il boit tellement de Champagne qu’on ne peut même pas compter sur lui pour nous ramener de soirée.

 

PS : Ceci est mon centième billet. Alors je sais pas, euh... faites un voeux, tiens !